Le Parlement européen réclame des sanctions financières pour les pays qui ne respectent pas l’état de droit

Le Parlement européen a donné le 17 janvier le feu vert au gel des fonds européens pour les pays où la séparation des pouvoirs est menacée ou pour ceux qui ne luttent pas contre la fraude et la corruption. Un article d’Euroefe.

Selon le projet de loi adopté par le Parlement européen en plénière le 17 janvier, les fonds européens pourront être suspendus si la Commission européenne confirme l’existence dans un pays de « failles généralisées en ce qui concerne l’état de droit », menaçant ainsi la gestion de l’argent européen.

Au moment de l’avertissement de la Commission européenne, le Parlement et le Conseil européen devront adopter le gel des paiements. La suspension des fonds pourra être validée sans l’unanimité pour que le pays concerné ne puisse pas s’opposer à sa propre punition.

Le projet de loi est approuvé au Parlement alors que vient de commencer la présidence roumaine du Conseil de l’UE et que Bucarest a porté la Commission européenne devant la Cour de justice de l’UE pour des irrégularités dans l’enquête sur la corruption du pays.Cette mesure approuvée pourrait aussi avoir des conséquences pour la Pologne et la Hongrie dont les failles dans la séparation des pouvoirs ont entraîné des violations de l’état de droit, signalées à plusieurs reprises par la Commission européenne.

L’initiative comprend un filet de sécurité pour que les bénéficiaires de fonds comme les chercheurs ou les organisations de la société civile ne finissent pas par payer les pots cassés. Ce que Bruxelles ne verse plus devra être payé par le gouvernement via les budgets nationaux.

L’initiative a reçu 397 voix pour, 159 contre et 69 abstentions.

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