Les députés européens votent l’interdiction de la pêche électrique

Les députés européens ont voté, le mardi 16 avril, l’interdiction totale de la pêche électrique d’ici à 2021.

Le Parlement européen a approuvé à une large majorité les nouvelles règles de pêche dans les eaux européennes. Au total, ce sont plus de 571 députés qui ont voté pour l’interdiction (60 députés ont voté contre et 20 députés se sont abstenus).

L’utilisation de la pêche électrique, très controversée et qui consiste à envoyer des courants électriques au-dessus du fond de la mer pour surprendre les poissons plats et les capturer ensuite dans des filets de pêche sera définitivement interdite d’ici à 2021. Ses opposants soulignent qu’elle a des effets néfastes sur les œufs et les jeunes poissons et causent des dégâts sur la faune marine.

Ce vote fait suite à un accord politique entre les négociateurs du Parlement et du Conseil intervenu le 13 février dernier. Ce vote vient entériner dix-huit mois d’une procédure législative qui a donné lieu à « de vifs débats ».

Les débats se sont d’ailleurs prolongé jusqu’au dernier moment, pour finalement durcir à la marche les conditions de la pêche en Europe.

Que prévoit la nouvelle législation?

Parmi les nouveautés, des nouvelles restrictions sur certains matériels de pêche, une liste d’espèces de poissons ne pouvant pas être attrapés ainsi que des lignes directrices communes sur la manière dont les pêcheurs peuvent exercer, les lieux et les périodes.

Conformément au programme du « mieux légiférer » de la Commission, le principal objectif de la nouvelle loi est de simplifier toutes ces mesures techniques, autrefois incluses dans plus de 30 lois européennes différentes.

Quel est l’historique du dossier?

La pêche électrique avait officiellement été interdite en 1998, mais un système de dérogations mis en place en 2006 a permis à certains Etats membres de poursuivre la pratique.

Quelle a été la réaction des ONG ? 

L’association française « Bloom » a salué le vote en déclarant que cela montrait que David pouvait combattre Goliath, car Bloom « fait face à une industrie particulièrement puissante et influente, avec des pratiques dignes de la mafia à tous les niveaux du processus décisionnel européen », selon une note publiée après le vote.

Bloom n’était toutefois pas seul dans sa bataille. L’association était soutenue par des petits pêcheurs et des ONG françaises, mais aussi par des gros distributeurs français et l’industrie hôtelière de luxe.

Plus d’informations à retrouver dans l’article d’Euractiv.fr 

Retrouvez le témoignage du député rapporteur du vote au Parlement européen sur France Tv info 

 

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.