Brexit – la suite

Petit retour sur les événements de cet été… après la démission de Theresa May au mois de juillet, c’est Boris Johnson, le nouveau premier ministre intérimaire du Royaume-Uni (du moins jusqu’aux futures élections, qui ne devraient pas trop tarder). Il a rencontré, cet été, les principaux dirigeants européens et le président du Conseil européen pour essayer – tant bien que mal – de renégocier l’accord de sortie du Royaume-Uni de l’UE.

Et justement où en sont les négociations avec l’UE ?

Le point de discorde n’a pas changé : le filet de sécurité ou back-stop c’est-à-dire la frontière entre les deux Irlande concentre toutes les tensions. Pour Boris Johnson, ce filet de sécurité doit être supprimé.

Que prévoit ce « filet de sécurité » ?

Le filet de sécurité prévoit d’empêcher le retour d’une frontière physique entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande en maintenant toute l’île dans l’union douanière si un accord commercial entre l’UE et le Royaume-Uni n’est pas trouvé.

De quelles marges de manœuvre pourrait bénéficier Boris Johnson ?

Eh bien celles-ci seraient très limitées ! Emmanuel Macron a indiqué que tout nouvel accord de compromis serait fortement similaire à l’actuel accord de retrait, et que la marge de manœuvre sur le filet de sécurité était « très limitée ». L’UE se déclare ouverte à la négociation d’alternatives potentielles, pour autant qu’elles soient conformes à l’accord de retrait et à la déclaration politique sur les relations futures.

Revenons sur la décision de Boris Johnson de suspendre le Parlement jusqu’à la mi-octobre, quel impact a cette décision ?

Eh bien, cela pourrait empêcher les députés de s’opposer à une sortie sans accord de l’Union européenne. Car ils ne disposeraient pas d’assez de temps pour faire voter des lois pour empêcher un Brexit sans accord le 31 octobre. Cela donc laisse présupposer un Brexit dur…

Comment ont réagi les députés britanniques ?

Eh bien, cela a provoqué des réactions outragées de l’opposition, qui a dénoncé une manœuvre « antidémocratique », notamment de la part de Nicola Sturgeon, la première ministre d’Ecosse. On s’attend donc à de nouveaux rebondissements.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.