Brexit: what’s up?

Quoi de neuf sur le Brexit?

A moins d’une trentaine de jours de la date officielle du Brexit, fixée au 31 octobre 2019, la situation est toujours aussi tendue au Royaume-Uni et l’incertitude plane toujours…

Que s’est-il passé dernièrement ?

Boris Johnson avait suspendu, début septembre, le parlement britannique pour empêcher les parlementaires de se prononcer contre un Brexit sans accord. Décision qui avait fait scandale auprès notamment des députés de l’opposition qui y voyaient un moyen déguisé d’empêcher des discussions sur le Brexit avant la date de divorce.

Comment s’en sont-ils sortis ?

Comme le rappelle, les Valeurs Actuelles, une cour d’appel écossaise avait jugé le 11 septembre dernier que la suspension du Parlement britannique jusqu’au 14 octobre était « illégale », ce qui avait entraîné un recours du gouvernement de Boris Johnson auprès de la Cour suprême. La cour d’appel d’Edimbourg estimait alors que la décision de Boris Johnson avait « pour but d’entraver le Parlement ». La suspension avait alors été jugée « illégale », « nulle et sans effet » par la justice écossaise. 

Quel a été le jugement de la cour suprême ?

La cour suprême britannique a estimé, le 24 septembre, elle-aussi, que cette suspension était illégale. Cette décision des onze juges, a été prise à l’unanimité après trois jours d’audience à Londres. La Cour suprême estime donc que le Parlement doit siéger à nouveau « dès que possible ». 

Comment s’organise le parti d’opposition?

Les membres du parti travailliste étaient réunis en congrès, à Brighton, au Sud de l’Angleterre, du 23 au 25 septembre. Le parti travailliste souhaite organiser des élections générales mais « qu’une fois que le parti serait en mesure de les gagner »…

Quelles sont les propositions du parti travailliste ?

En cas d’élections générales, le « Labour party » aurait pour projet de proposer un nouveau référendum 6 mois après les élections, (dans le même temps il renégocierait un accord sur le Brexit) et proposerait aux britanniques de quitter l’UE avec le « meilleur accord possible » ou de rester dans l’UE. Mais le parti a choisi de ne pas se prononcer sur le choix à faire, les travaillistes souhaitent « soumettre ce choix au peuple britannique ». Il faut dire qu’à ce jour il n’y pas d’accord au sein du parti sur la direction à prendre.

Qu’est-ce que cela signifie ?

Cela signifie que le Labour party ne ferait pas forcément campagne pour rester dans l’UE , il y aurait donc une forme de statuquo pour « décider plus tard » lors d’une « conférence spéciale ». On peut dire que c’est assez bizarre de demander à la population de voter pour un parti qui, du coup, ne ferait pas vraiment campagne (ni « pour » ni « contre »).

Et qu’en serait-il de la renégociation de l’accord ?

Il s’agirait alors, pour Jeremy Corbyn de négocier un accord où le Royaume-Uni garderait des relations commerciales étroites avec l’UE, cad qu’il reste dans l’union douanière avec un accès au marché commun. Le Royaume-Uni continuerait donc de faire du commerce avec l’UE sans devoir payer des taxes sur ses importations. Ça signifierait aussi moins de contrôles et donc plus forcément besoin d’un filet de sécurité entre les 2 Irlande. Mais, cela signifie aussi que le Royaume-Uni ne pourrait plus négocier ces propres accords avec des pays tiers.

Et en attendant les élections générales ?

Le parti souhaite absolument éviter la sortie du Royaume -Uni de l’UE sans accord. Affaire à suivre donc!

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