Projets européens en Lorraine: Biodiv’Est Life

Vos deux centres EUROPE DIRECT de Lorraine partent tous les mois à la rencontre des porteurs de projets européens du territoire. Ce mois-ci, on vous propose de découvrir le projet européen « Biodiv’Est » dont la Région Grand Est est coordinatrice et partenaire.

Entretien avec Nathalia Acosta, Cheffe de pôle LIFE Biodiv’Est à la Région Grand Est.

C’est à l’occasion des 30 ans du Réseau Natura 2000, que la Commission européenne a annoncé le 17 février dernier, un investissement de plus de 110 millions d’euros dans des projets intégrés de protection de l’environnement et du climat au titre du programme « LIFE ». Parmi les 11 lauréats en 2021, un seul projet a été sélectionné en France, c’est le projet « Biodiv’Est » qui se déroule en Grand Est !

Qu’est-ce que le programme LIFE ?

Le programme LIFE est un des principaux outils financiers de l’Union européenne pour les politiques liées à l’environnement et au changement climatique.

Quand le projet a-t-il vu le jour ? Et quel est son objectif ?

Le projet a vu le jour il y a deux ans. Il a fallu attendre une année et demie complète de construction de la proposition complète et de passage successif des étapes mobilisant les 14 partenaires et les 5 cofinanceurs accompagnés par le bureau d’étude Enviropea et le bureau de Grand Est-Europe à Bruxelles, le projet a finalement été signé conjointement par l’Agence de la commission européenne (CINEA) et le Président ROTTNER le 3 décembre 2021. Ce projet, qui vient tout juste de démarrer, s’inscrit dans la durée, 10 ans au total (2021-2031). Il vise un objectif principal : accélérer la mobilisation de tous en faveur de la biodiversité.

De manière détaillée, quels sont les objectifs du projet ?

Le principal objectif de ce projet est de construire « les conditions pour l’action ». Le projet « Biodiv’Est » prévoit de développer le socle nécessaire à la mise en œuvre de la Stratégie Régionale pour la Biodiversité. Celle-ci rassemble les enjeux et points d’attention nécessaires pour lutter contre l’érosion de la biodiversité. A travers ce projet, il s’agit en fait de mobiliser les acteurs, en renforçant les moyens d’agir en faveur de la biodiversité et de démultiplier l’engagement des porteurs de projets.

Comment y parvenir ?

Le projet prévoit plusieurs actions et étapes : établir un diagnostic de la biodiversité en Grand Est, étudier et développer des actions concrètes pour la biodiversité en Grand Est et sensibiliser la population locale (étudiants, élus, citoyens…) à ses enjeux.

Quel est le rôle de la Région Grand Est ?

La Région Grand Est est partenaire et coordinatrice du projet. 16 postes sont dédiés à la mise en place du projet Biodiv’Est et couvrent différentes missions : la mobilisation du réseau, la communication, la mise en place du projet et des actions, l’accompagnement des porteurs de projet, entre autres.

Quelles sont les actions concrètes qui vont être mises en place ?

L’ingénierie, les connaissances et la mobilisation seront déployés à travers27 actions transversales. Parmi les actions d’envergure, on peut citer la création de 10 nouvelles réserves naturelles, la plantation de 1 000km de haies, la mobilisation de 200 sites industriels engagés dans la protection de la biodiversité, la mise en place de 50 zones de quiétude pour la biodiversité ou encore de 10 passages à faune sur les infrastructures majeures.

Combien de personnes vont être sensibilisés aux enjeux de la biodiversité grâce à ce projet ?

Ce sont potentiellement 8 000 élèves et 300 enseignants qui vont être sensibilisés notamment par la mise en place de projets pédagogiques. Mais les élèves et enseignants ne sont pas les seuls concernés, plus de 500 élus et 500 professionnels vont également être touchés.

Quels sont les autres partenaires du projet ?

Ce sont 14 partenaires qui sont impliqués dans le projet, tous issus de la Région Grand Est. On retrouve des associations qui rassemblent des têtes de réseaux d’associations d’éducation à la nature, à l’environnement et au développement durable (ARIENA, LorEEN et le Graine Champagne-Ardenne), la tête du réseau régional des associations naturalistes pour la faune, l’Office des données naturalistes (ODONAT) du Grand Est, les 6 Parcs Naturels Régionaux, les Conservatoires d’espaces naturels de Lorraine, de Champagne-Ardenne et d’Alsace, le Parc National des Forêts, le Conservatoire Botanique National du Bassin Parisien et la Chambre d’Agriculture du Grand Est.

Quel est le coût du projet ?

Le projet dans sa globalité atteint un montant de 26 471 000 € pour une période de 10 ans (2021-2031). L’Union européenne couvre 60% des dépenses. Les autres cofinanceurs du projet sont la Région Grand Est, l’Office Français de la Biodiversité, la DREAL et les Agences de l’Eau présentes en Grand Est (Rhin-Meuse, Seine-Normandie, Rhône-Méditerranée-Corse) .

Qu’est-ce qu’un projet intégré ?

Les projets intégrés permettent aux États membres d’obtenir d’autres sources de financement de l’Union, comme des fonds agricoles, structurels, régionaux et de recherche, mais aussi des fonds nationaux et des investissements du secteur privé. Dans le cas de ce projet, c’est le Fonds Européen de Développement Economique Régional (FEDER) qui va intervenir en tant que cofinanceur (sur l’axe lutte contre le changement climatique).

Pour plus d’informations:

LIFE 3.0 – LIFE Project Public Page (europa.eu)

LIFE Biodiv’Est

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