Projets européens en Lorraine : la ferme Altiplano

Vos deux centres EUROPE DIRECT de Lorraine partent tous les mois à la rencontre des porteurs de projets européens ou ayant bénéficié des fonds européens sur le territoire. Ce mois-ci, nous vous proposons de découvrir la ferme Altiplano àCourcelles (54930).

Interview de Michaël Mathieu, Quentin Mathieu, exploitants associés et Luc Barbier, conseiller régional

Présentez-nous le GAEC

Michaël Mathieu : Ici, vous êtes au GAEC de l’Altiplano. Nous sommes quatre associés et une salariée. Alors il y a moi, mon épouse, mes deux fils et ma belle-fille. C’est une ferme familiale. Sur l’exploitation, on a la particularité d’avoir deux sites de traite.

Quels ont été les objectifs des travaux ?

MM : Le but était de rassembler les vaches des deux bâtiments, les abriter, leur donner à manger. Sur la toiture, nous y avons intégré les panneaux photovoltaïques. C’était notre volonté de produire de l’énergie verte aussi. Et nous avons fait le choix d’y installer deux robots de traite.

Quelles ont été les aides apportées ?

MM : Les aides obtenues pour la construction de ce bâtiment viennent de la Région, de l’Europe via le FEADER et nous avons eu aussi des aides de l’agence de l’eau.

Les objectifs étaient aussi la simplification et le bien-être des animaux ?

MM : Oui, les vaches sont traites 24h sur 24. Elles vont à la traite quand elles le souhaitent. De plus, tout ça est géré informatiquement et nous avons des résultats qui arrivent directement sur notre portable minute par minute. En gros, on peut dire que ça simplifie et optimise la traite des vaches. Et puis pour les nouvelles générations comme mes fils et ma belle-fille, c’est plus motivant.

Luc Barbier : Les aides de la région et du FEADER ont permis d’accompagner la compétitivité de cette exploitation. Déjà parce qu’on est dans un cadre d’un bâtiment moderne avec des matériaux nobles, cet environnement permet le bien-être des animaux mais permet aussi le bien-être des éleveurs. L’accompagnement pour le bâtiment est une chose et il y a aussi l’accompagnement pour l’installation des jeunes. Ils ont bénéficié chacun de 38000 € d’accompagnement. Sur ce territoire un agriculteur sur deux à plus de 50 ans. Un sur deux c’est énorme. Et donc il y a une absolue nécessitée qu’on ait un renouvellement des générations assez rapide. Ce qui s’est développé sur la ferme, c’est un héritage qu’il faut perpétuer.

Justement, qu’en est-il du renouvellement générationnel ici ?

Quentin Mathieu : Moi par exemple, je suis la 7e génération d’agriculteurs. Ça me touche quand même beaucoup de porter un peu la pierre à l’édifice et de poursuivre l’entreprise familiale en espérant que ça dure encore longtemps. J’ai toujours voulu faire ça, c’est plus qu’un métier, c’est une passion. En fait, c’est un engagement assez fort. On applique aussi sa vie personnelle dans le projet. J’ai bénéficié des aides à mon installation.


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