Année 2020 pour l’UE : La Covid-19 oui, mais quoi d’autre ?

Outre la crise sanitaire et le lancement de la campagne de vaccination, l’Union européenne a connu bon nombre de nouveautés et rebondissements. Retour sur les moments qui ont marqué l’Union européenne en 2020.

31 janvier : le Royaume-Uni quitte officiellement l’Union européenne, début des négociations

C’est inédit dans l’histoire de l’Europe : jamais depuis les débuts de la construction européenne, l’organisation n’avait perdu un de ses membres. Inédit mais pas inattendu, car cette sortie arrive trois ans et demi après le référendum en faveur du Brexit. Depuis ce jour, les Britanniques ne sont plus représentés au sein des institutions européennes, et on parle dorénavant d’Europe des Vingt-Sept. Cette date marque aussi le début des négociations sur le futur des relations entre l’UE et le Royaume-Uni. Les deux parlements avaient jusqu’au 31 décembre pour se mettre d’accord sur différents sujets, notamment celui de la pêche et de la défense, et cela jusqu’à la date butoir du 31 décembre 2020, qui marque la fin de la période de transition convenue dans l’accord de retrait.

1er juillet : date britannique marquant la limite pour prolonger la période de transition

En vertu de l’accord de retrait, le gouvernement britannique avait la possibilité de prolonger la période de transition d’un ou deux ans, le temps de finaliser un accord sur la relation future avec l’UE. Cette demande devait être adressée avant le 30 juin mais le ministre britannique du Bureau du Cabinet, Michael Grove, avait annoncé dès le 6 juin qu’il n’y aurait pas de prolongation. La date du 31 décembre 2020 est donc maintenue et marquera la fin de la période de transition, et cela, indépendamment du résultat des négociations entre les deux parties.

17-21 juillet : accord sur le plan de relance et le budget pluriannuel au Conseil européen

A la suite de la pandémie et face à la récession conséquente observée dans plusieurs Etats membres de l’UE, la France et l’Allemagne dévoilent les prémices d’un projet européen de relance. Ce dernier sera repris par la Commission européenne et proposé au vote lors du Conseil européen de juillet.

Au terme d’un Conseil européen de quatre jours et quatre nuits, les chefs d’État et de gouvernement des Vingt-Sept s’accordent finalement le 21 juillet sur le cadre financier pluriannuel pour la période 2021-2027. Par ailleurs, ils précisent aussi le plan de relance de 750 milliards d’euros malgré la réticence affichée des Etats dits « frugaux ». Ce plan, NextGenerationEU, est financé par un emprunt contracté par l’UE et vient alimenter des plans de relance nationaux. 

9 août : l’UE sanctionne le régime biélorusse

Les manifestants déferlent dans la capitale de Minsk depuis la réélection contestée du président autoritaire biélorusse Alexandre Loukachenko. L’Union européenne ne reconnaît pas les résultats du scrutin et met en place de nouvelles sanctions en réaction à la répression des manifestations. Les mesures contre la Biélorussie avaient été initiées en 2004 avant d’être allégées en raison de la libération de prisonniers politiques.

Pour faire écho à ces mesures et pour affirmer son soutien à la population biélorusse, le Parlement européen a décidé d’attribuer le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit 2020 à l’opposition démocratique en Biélorussie.

11 août : début des tensions avec la Turquie

Le 11 août marque le début de tensions entre la Turquie et la Grèce. En effet, un navire turc de prospection sismique est repéré dans les eaux territoriales grecques, incident qui ravive des tensions entre les deux pays. Fin août, la situation se tend encore davantage lorsque la France et l’Italie participent à un exercice militaire conjoint avec la Grèce et Chypre en Méditerranée orientale, qui est le signe de leur soutien face à la Turquie. Cependant cette approche ne fait pas consensus parmi les Vingt-Sept, c’est notamment la question des sanctions économiques qui divise.

19 septembre : discours sur l’état de l’Union

Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, prononce son premier discours sur l’état de l’Union, afin de dresser un bilan de la première année de la Commission et de ses priorités.

10-11 décembre : au Conseil européen, les Vingt-Sept sous pression

A l’occasion de ce sommet européen, les dirigeants des Etats membres ont réussi à accorder leurs violons sur un certain nombre de dossiers, même si de nombreux désaccords persistaient.

En ce qui concerne le budget, les pays ont adopté le cadre financier pluriannuel 2021-2027 ainsi que le plan de relance. En matière climatique, les chefs d’État et de gouvernement ont accepté un objectif de réduction nette des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 55 % (par rapport aux niveaux de 1990) d’ici 2030. Les pays se sont également mis d’accord sur une position commune à l’égard de la Turquie.

24 décembre : UE et Royaume-Uni, un accord trouvé

Un accord post-Brexit a enfin été trouvé, le jour de Noël. Le premier ministre britannique Boris Johnson s’est réjoui et félicité d’avoir trouvé un accord qui encadrera les futures relations commerciales du Royaume-Uni et de l’Union européenne. C’est un accord historique trouvé tout juste une semaine avant le divorce définitif qui aura lieu 1er janvier. Le texte doit encore être validé par les États membres dans les prochains jours.

Une année qui finit sur un accord inespéré !

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